LA BROCHURE

WASH OUT

vidéo 1'20 ,

Cyclades, Grèce, 2020

 

 

 

Ce film très court, en phase avec ma pratique d'intervention in situ, rend visible une transformation sur un mode simple et naturel, qui n'est en fait qu'une illusion.

 

Avec Albers et son carré au fond de la tête, j'ai imaginé un trou dans lequel les images construites allaient disparaitre. Et dessiner sur un trou, ça parait tellement abstrait, que c'était l'affaire d'un point de vue bien singulier. De cette envie est née une vidéo dans laquelle l'eau est devenue le médium essentiel. Non pour coller le pigment comme dans la peinture, mais pour laver la craie déposée sur la roche.

 

Avec comme règle géométrique ce champ optique carré, mon seul sujet est ici, l'eau.

 

Au début, elle lave la pierre disparaissant dans la matière, puis c'est au tour de la figure de disparaitre, lui permettant ainsi à l'ultime seconde de ressurgir, bondissante. L'eau projetée au début du film n'est pas de la même nature que celle qui bondit à la fin. Le carré a tout absorbé et avec l'aide de l'eau, il est devenu le lieu d'une transformation.

 

Comme toujours dans la pratique en extérieur, les vraies difficultés techniques sont venues de la nature. D'abord la géométrie oblique et chaotique du lieu à proximité des vagues m'a imposé des gestes et des dispositifs techniques particuliers. Ensuite les scènes ne s'enchainant pas chronologiquement, il a fallu, entre chaque prise de vues, nettoyer et sécher la roche afin de préserver sa teinte initiale. Et dans le vent des Cyclades, il a fallu garder un point de vue stable et éliminer toute vibration. Sous un soleil grec, sans faille, j'ai maintenu l'espace de prise de vues plus d'une semaine, opérant différents jours à la même heure afin, qu'avec les ombres projetées, les séquences puissent s'assembler.

 

Le reste n'est que mon envie initiale, réaliser un montage qui entretient, dans l'illusion optique de départ, une magie projetant le spectateur entre une évidence presque trop simple et une difficulté à appréhender la réalité avec précision.

 

 

LA VIDEO

LE PORTFOLIO

Je n’ai regroupé dans ce portfolio que des travaux ou recherches qui avaient un lien avec l’eau. In situ, j’ai toujours travaillé, soit sur l’eau, soit avec l’eau, soit proche de l’eau.

L’eau sous toutes ses formes, salée et douce, de la masse violente à l’humidité la plus fragile. Mais c’est surtout pour ses qualités de géométrie, de luminosité et de transformation de la matière qu’elle m’a toujours accompagné dans mon travail.

 

“SUISICI” mon premier repère dans le paysage.

Image en couleurs et en noir et blanc

 

salon DDessin, Paris 2019

galerie salon H, Paris

 

 

Expo “ WITH ONE DRACHMA IN ART “

2011, galerie Titanium, Athènes

 

“ CACHE DANS LA LUMIERE” 85 x 65

expo Apesanteur, Salon H, 2017-2018

 

Dans cette vidéo, la mer qui entoure ce

rocher, incurvée à l’extrême comme pour signifier la terre, semble reculer très lentement de ce marbre sur lequel apparait une figure mythique.

 

vidéo ULYSSE, durée 1’30

expo Apesanteur, salon H

LE RECOIN, 104 x 64Salon H, 2017-2018

expo Apesanteur, salon H

PAYSAGE DE SEL, 96 x 96

TOUT EST QUESTION D’ÉCHELLE, DU REGARD AUSSI.

La terre est recouverte d’océans, de mers, de lacs, d’étangs, de mares et de flaques.

J’ai imaginé sur cette roche des Cyclades de voir ces petites flaques d’eau salée comme des mers ou des océans.

Et en recopiant la forme de ces coupelles d’eau, j’ai rempli à la craie toutes les surfaces concaves.

Puis sous une pluie d’eau vaporisée, tout à disparu relivrant au soleil cette cartographie imaginaire.

 

“ CARTOGRAPHIE DE FLAQUES “, Triptyque

Timelapse “LES PETITES FLAQUES” ,

Tinos, Cyclades, Grèce. durée 1’

“PRISE D’HUMIDITÉ”, photographie expo UBIQUITY, 2013

galerie Titanium, Athènes

 

“CHARYBDE”

Ayant travaillé sur la notion de Chaos, j’ai été très attiré par cette figure mythique. Au delà du monstre marin, Charybde apparait comme un gouffre telle une masse liquide descendant et remontant par mouvements en spirales. Ces grands remous appelés “garofali” frappent l’imaginaire.

 

Photographies réalisées à la tombée de la nuit, écritures gestuelles au laser, été 2019, mer Egée,

Comme l’eau sur terre qui coule et s’évapore, change de forme, de densité et d’espace, l’envie de proposer un trouble de lecture au spectateur ou d’une inversion de matérialité, anime souvent ma recherche

 

ÉCOULEMENT BIZARRE

ÉCUME MINÉRALE

LA QUESTION DE LA LIMITE.

De la mer qui nous entoure, au liquide que l’on boit dans nos mains, l’eau requiert un contenant, des fosses terrestres qui deviennent marines à une anfractuosité minérale qui devient un lac. Se pose toujours pour moi, la question du dedans et du dehors.

 

L’EAU, SOURCE DE GÉOMÉTRIE

expo UBIQUITY

galerie Titanium, 2013

Athènes, Grèce

 

L’EAU, CRÉATRICE DE SIGNES ET LA QUESTION DU REFLET

 

L’EAU A UNE PASSION POUR LA ROCHE, QUI LE LUI REND BIEN. AU DELÀ DU GALET, UN DIALOGUE INDISPENSABLE QUI FORME LE PAYSAGE.

 

Photographies / expo UBIQUITY, galerie Titanium, 2013, Athènes, Grèce

Cythère